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samedi 28 juin 2014

Disons... tournée de Philip ARU en juillet 2014 sur le Caillou.

QUI EST PHILIP ARU?

  
Philip et deux de ses enfants.


   Philip est un guérisseur qui vit à Port-Vila avec sa famille. Il est originaire de Maewo dans la Province de PENAMA (constitué des îles Pentecôte, Ambae et Maewo) dans le nord-est du Vanuatu.


    C'est un guérisseur qui allie la médecine traditionnelle et ses dons de voyances pour aider et soigner les personnes qui ont des problèmes de santé physique ou psychique, des problèmes conjugaux, familiaux, sociaux ou professionnels.





a) Ce qu'il peut avec les plantes médicinales:
Il propose des soins et traitements contre les maladies suivantes: l'hypertension artérielle, la goutte, le diabète, l'asthme, les différents cancers, les maux de dos, de ventre, de tête, de genoux, etc...



A Tenem, Hienghène en 2013.
b) Ce qu'il peut aussi avec ses dons de voyance:
Il pratique:
- le désenvoûtement des personnes et des lieux "emboucanés",
- la protection des personnes et des biens (maisons, terrains, voitures,etc...),
- l'aide à la réalisation de projets personnels ou professionnels,
- l'aide à la réussite des examens, entretiens d'embauche, permis de conduire, etc..



A Ponérihouen en 2012.

Philip a fait plusieurs tournées en Nouvelle Calédonie, seuls ou avec d'autres comme Jack, Samson, Agnès et Marie-Pascale et toujours avec la satisfaction des personnes venues le ou les consulter.







A Koumac en 2013.

 Il m'a initié à la médecine traditionnelle de Maewo et de Pentecôte en 2010.
Et depuis, grâce à ses conseils avisés je lui sert de relai et j'aide à soigner  nos "clients/patients" de Nouméa, Mont-Dore, Dumbéa, Païta, Iles des Pins, Ouvéa, Ponérihouen, Poindimié, Hienghène, Pouébo, Ouégoa, Koumac, Poum, Voh, Koné et Pouembout.
 Ma retraite est bien occupée!



Avec la famille de Hienghène, nous l'avons invité pour une tournée en juillet  2014 sur la Grande Terre. Il vient seul cette fois-ci pour trois semaines. Je l'accompagne en qualité d'interprète (il est anglophone) sauf si vous parlez anglais ou bislama, chauffeur, préparateur et apprenti-guérisseur (tradipractitien).

Pour consulter le programme de cette tournée, clique ici.
Marie Pascale, Philip et Agnès lors de la tournée d'août 2013.

Les nouveaux venus qui souhaitent le rencontrer peuvent me contacter ou laisser un message
 au 82 41 27 ou par mail à: casi.runa@gmail.com


* Pour voir d'autres photos, clique ici.





vendredi 25 mai 2012

Disons... médecine traditionnelle du Vanuatu

Alors que nous préparions un voyage au Vanuatu avec la classe de 3°d'Insertion du collège Boaouva Kaléba de Poum en 2005, plusieurs élèves m'ont dit avoir peur d'aller là-bas à cause des "boucans".

La 3°I à Tanna en 2005.
Par "boucans", ils entendaient poisons mais également mauvais sorts, magies noires ou autres sorcelleries ...
Et bien sûr, il a fallu les rassurer! En Nouvelle Calédonie, le Vanuatu est, en effet, réputé pour ses "boucans". Une publicité dont on se passerait bien!
Bien entendu, le voyage s'est très bien passé!
Regarde  ces photos!



Mais revenons à la médecine traditionnelle du Vanuatu.

I - DEPUIS LA NUIT DES TEMPS.

     Comme dans toute société où la vison du monde - la cosmogonie - englobe le visible et l'invisible, le monde des vivants et celui des défunts et donc le naturel et le surnaturel, les anciens avaient élaboré une médecine qui prenait en compte l'homme dans cette dimension globale.
Soigner un malade, homme ou femme, revenait ainsi à soigner son corps et son esprit simultanément ou alternativement.

     C'était, bien entendu,  à des personnes initiées ou "kleva man" (de l'anglais 'clever man' que je traduirai par 'guérisseurs') comme dans d'autres pays le medicine man  ou encore le chaman que ce rôle était réservé et qui se transmettait de générations en générations. Ces 'kleva man' connaissaient les plantes curatives ainsi que les rites magiques. Ils servaient donc d'intermédiaires entre le monde des vivants et celui des défunts, des esprits de la nature et des dieux.


1- Pour soigner le corps: les végétaux, les minéraux et animaux
Les anciens se servaient de ce qu'ils trouvaient autour d'eux: les plantes en général car la flore était abondante et variée mais aussi les animaux et les minéraux. Et pour certains soins, les interdits alimentaires et autres (tabous) pouvaient compléter le traitement.
Dans chaque famille, il y avait aussi une personne - généralement une femme- qui pouvait soigner car on lui avait appris à utiliser certaines plantes curatives pour les besoins de la famille. Quand le mal était plus important on allait voir le 'kleva man'.

Plante "ari hilhili" en langue de Pentecôte,
 les feuilles sont utilisées pour les bébés
et les enfants.

 Autre plane curative très utilisée: "nunumwi" 
(nord Pentecôte) ou "naulopang" (sud Tanna)










2- Pour soigner l'esprit: la magie pour une médiation entre le monde visible et le monde invisible.

     Le monde environnant étant perçu comme régi par des lois naturelles et surnaturelles édictées par les divinités et les ancêtres, tout devait être fait pour conserver cette harmonie. Et si l'une ou plusieurs de ces lois, communément appelé tabous, étaient transgressées volontairement ou non, le coupable devait demander pardon et réparer sa faute par des dons et sacrifices en vue de  retrouver grâce auprès de ces divinités. Le 'kleva man' intervenait alors comme médiateur avec les divinités. Cependant, si ce rite propitiatoire n'était pas accompli, le coupable et sa famille encouraient une terrible sanction pouvant entrainer la mort.

     Par ailleurs, dans les conflits existant entre différents clans et tribus, ces 'kleva man' pratiquaient également la magie noire en jetant des sorts et autres maléfices en vue de nuire à leurs adversaires ou ennemis en représailles. Les guerres tribales étaient parfois meurtrières et quand un valeureux guerrier était tué, ses adversaires le mangeaient pour s'approprier son énergie, sa force et ses qualités. Tandis que les personnes souffrant des sortilèges des tribus adverses allaient voir le 'kleva man' de leur propre tribu pour être désenvoûtées.

     En effet, si la magie noire fait intervenir des forces occultes maléfiques qui peuvent nuire aux autres, la magie blanche, quant à elle, fait appel aux forces de la nature à des fins positives ou préventives.
     Le 'kleva man' tout comme le chaman pratiquait couramment le "désenvoûtement" sur les personnes mais aussi sur les lieux, il s'agissait alors de la protection des espaces de vie.

   Enfin, le territoire de chacun était bien délimité et personne n'allait au-delà de ces frontières par peur d'enfreindre un tabou et donc de mettre sa vie en danger. Et dans ces espaces cloisonnés, le 'kleva man' agissait pour le bien de sa communauté et les rites de magie noire étaient bien cadrés et sous contrôle.


II -  DE NOS JOURS.


     A l'heure actuelle, la religion chrétienne et la civilisation occidentale ont depuis énormément bouleversé et modifié la vision du monde des anciens ainsi que les traditions. La médecine traditionnelle a longtemps été exercée plus ou moins clandestinement selon les lieux. Nous, les héritiers, nous avons adopté à divers degrés, selon que l'on soit en milieu rural ou urbain, un mode de vie et de pensée plus ou moins occidentalisé tout en gardant certaines pratiques coutumières ancestrales. Beaucoup de ces dernières, cependant, se sont perdues ou ont été abandonné dans notre marche vers le progrès et la modernité.

1- La tradition et la vie moderne.

     La religion chrétienne a aussi imposé le Dieu Unique  et parmi les nombreuses divinités traditionnelles, chaque communauté a retenu le nom d'un dieu correspondant à cet Être Suprême. A Pentecôte, Maewo et Ambae, ce Dieu est Tagaro (orthographié aussi Takaro).

     Mais il n'est pas rare qu'à certaines occasions, certains pratiquent encore le culte des morts, des divinités protectrices ou font des rituels de sacrifices de cochons et autres pour s'attirer les faveurs des esprits protecteurs de la famille et du clan.
     Le saut du Gaul, aussi spectaculaire soit-il, est l'un de ces rites propitiatoires en même temps qu'un rite de fertilité pour la communauté du sud Pentecôte. Il se pratique encore chaque année.

     De plus, à l'indépendance du Vanuatu en 1980, la Constitution a mis en avant la coutume et la tradition. Cela a, bien sûr,  été applaudi par tous car c'était une bonne chose. Or cela a eu aussi pour effet pervers de faire revenir en force les pratiques de la magie noire dans toutes les îles; des pratiques qui, si elles  étaient sous contrôle auparavant, de nos jours elles le sont beaucoup moins.

     Et du fait de l' ouverture de l'espace géographique et de l'absence d'un contrôle plus strict et efficace des autorités coutumières, n'importe qui peut, entre autre, se procurer ces fameux 'boucans' dont les ni-vanuatu et les calédoniens (toutes ethnies confondues) en  parlent, en usent et en abusent malheureusement. Et cela est fort regrettable.


2- Le travail du 'kleva man' d'aujourd'hui.

     Pour faire face à la montée de cette "criminalité occulte ou satanique", les 'kleva man' ont bien du travail et sont souvent débordés car ils sont appelés un peu partout dans les différentes îles, là où les malades ont besoin d'eux.
     Fort heureusement, ils sont aidés par les groupes de prières qui oeuvrent en parallèle. En effet, de plus en plus de ces groupes de différentes églises vont de quartier en quartier et à la demande pour prier sur les malades pour qui la médecine occidentale est inopérante. Et les guérisons qu'ils obtiennent, tout en les fortifiant dans leur foi, les encouragent à poursuivre leur mission.

     En outre, si autrefois le 'kleva man' ne travaillait que chez lui, aujourd'hui les membres de sa tribu sont éparpillés un peu partout dans l'Archipel du Vanuatu et même dans les pays voisins.  Aussi pour pouvoir les soigner, il est amené à voyager. Ce faisant, il rencontre également les amis de ses protégés qui, eux aussi, ont besoin de ses soins puis, par la suite, les amis des amis etc... C'est ce qui se passe à Port-Vila, à Nouméa et ailleurs.

Philip, un 'kleva man' qui vient souvent en NC. Ici à Koumac.
      A ce jour, si la majorité des  'kleva man' reconnus comme tels pratiquent bien la médecine traditionnelle par les plantes et la magie blanche, beaucoup  d'entre eux également usent de la magie noire. J'appellerai ces derniers des 'sorciers' car ce sont eux qui vendent les "boucans", les maléfices et autres poisons souvent très chers.
     C'est devenu un commerce lucratif et cela n'a pas manqué d'attiser la cupidité de charlatans de tout acabit qui se sont attribués le titre de 'guérisseur' et font malheureusement plus de mal que de bien.

Une mise en garde s'impose: dans ce commerce, vous reconnaitrez un bon 'kleva man' par le fait qu'il ne donne aucun prix pour ses soins et prestations. Chacun donne ce qu'il veut, selon ses moyens.
   Tandis que le 'sorcier' ou le charlatan fixe des prix qui varient selon ses prestations et sont souvent élevés. Et s'il augmente encore ses tarifs alors que la guérison que vous attendez n'est pas au rendez-vous, faites marche arrière et allez consulter un vrai 'kleva man'.
Oui, ATTENTION au FEU et aussi à votre porte-feuille!


     Lorsqu'il reçoit un patient, le 'kleva man' va d'abord l'écouter parler de sa maladie pour déterminer la suite à donner. Cette phase d'écoute est importante. Elle permet au patient, d'une part, de décrire son mal, ses souffrances et les problèmes rencontrés sur le plan physique autant que psychique car, on le sait, parler soulage et le 'kleva man' comme un psychiatre est un confident privilégie à qui tout peut être dit.
     D'autre part, le patient doit ensuite clairement dire ce qu'il attend du 'kleva man'. Cela permet aussi à ce dernier de juger la volonté du patient de vouloir guérir ou non.
     En effet, si le malade n'est pas convaincu ou ne croit pas à une possible guérison, le 'kleva man' ne pourra pas le soigner efficacement. Les traitements proposés seront sans effet car son esprit inconscient ou subconscient a été programmé différemment.
     Par contre, s'il y a chez le patient la volonté de guérir et donc d'y participer activement en suivant le traitement à la lettre alors la guérison est déjà en train de s'opérer.

     Le 'kleva man' va ensuite 'voir' la ou les causes de la maladie grâce à ses capacités de voyance. La prise de kava va l'aider dans son 'voyage' durant la nuit. Le lendemain matin, il peut donner la ou les réponses et les soins à apporter selon les cas de figures suivants:
a- la maladie a pour origine un dysfonctionnement d'un organe ou d'une partie du corps;
b- la maladie est causée par un 'boucan', un maléfice ou autre attaque contre son 'esprit' (les anciens désignaient ainsi la partie invisible du corps physique, de nos jours on dira corps subtil (éthérique, astral, mental …);



c- la maladie est causée par des lutins qui sont des créatures humanoïdes de petite taille vivant dans la nature - les anciens en distinguaient deux sortes : les lutins domestiques qui sont bienfaisants et les génies malfaisants(sarivanua en langue du nord Pentecôte) ; et
d- la maladie est due à des entités surnaturelles maléfiques voire démoniaques.

     Après le traitement, la guérison peut survenir très rapidement comme elle peut être plus lente mais elle arrive toujours pour tout malade confiant et positivement motivé.


3- la médecine de demain

Le noni.

Le kava

Les médecins travaillant dans les hôpitaux du Vanuatu reconnaissent la complémentarité de cette médecine traditionnelle. De fait, lorsque la médecine occidentale est peu efficace ou inopérante, ils conseillent aux malades concernés d'aller consulter un 'kleva man' avec qui s'est établie une relation de confiance. Et inversement, lorsque ce dernier se trouve face à certaines maladies, il fait sa part de traitement puis envoie le malade ensuite au dispensaire ou à l'hôpital. Et cela se pratique depuis bien longtemps. J'ajouterai que la pénurie fréquente de médicaments ces dix dernières années a renforcé encore plus cette coopération et mis en avant la complémentarité de ces deux médecines.

CNC- mai 2011
  Par ailleurs depuis plusieurs années, des associations et des particuliers de Nouméa et d'ailleurs font des collectes de médicaments pour les acheminer à Port-Vila, à Tanna ou dans les autres îles du Vanuatu. Ces actions humanitaires sont très louables et rendent grandement service aux populations visées  mais à très court terme. Que se passe-t-il, en effet, lorsque le stock de médicaments est épuisé? Retour à la case de départ et, pour un pays en voie de développement, c'est catastrophique!

      Pourquoi alors ne pas réfléchir ensemble - les associations et ONG humanitaires, les médecins, les chercheurs, les 'kleva man' - avec les populations locales pour inscrire ces actions sur le long terme?
     Je citerai un dicton de mémoire et si la formulation n'est pas exacte, elle traduit quand même bien cette philosophie à avoir dans toute action humanitaire:
"Donne un poisson à un pauvre, il mangera un jour. Donne-lui une ligne et il mangera tous les jours."
Récolte de plantes
     Le premier volet de cette action serait de voir comment développer plus encore les recherches et les travaux des organismes tels  l'IRD , le CIRAD, l'INSERM, l'Institut Pasteur, la CPS et autres qui ne sont pas dépendants des grandes industries pharmaceutiques.

     L'objectif, à moyen terme, serait de dresser une liste de médicaments à base de plantes et de minéraux qui pourraient être utilisés pour traiter les pathologies courantes. Cette liste serait ensuite confiée aux médecins et autres personnels de santé qui devront être formés afin de pouvoir les collecter, les préparer avant de les administrer à leurs malades. Le coût des médicaments serait alors grandement revu à la baisse!
Et surtout les malades pourraient  se faire soigner à tout moment de l'année. C'est le plus important car la flore environnante étant abondante, il n'y aura qu'à se servir!


     Le second volet couvrirait le plus long terme et se concentrerait sur la conservation et la fabrication artisanale voire industrielle de médicaments à partir des recherches effectuées sur la pharmacopée locale.

    

     Je conclurai en disant que si la connaissance des plantes des uns et des autres peut donner à la médecine moderne les moyens et outils nécessaires pour que le personnel médical puisse prendre en charge plus efficacement la santé du plus grand nombre, de Port-Vila jusqu'au village le plus reculé, alors on aura réussi le pari de l'intelligence.
     Les 'kleva man' qui seront partie prenante dans ces actions, à n'en pas douter, partageront ainsi leurs connaissances des plantes qui leur ont été transmises depuis des générations tout en conservant leurs prérogatives en ce qui concerne les plantes magiques et protectrices et les rituels magiques dévolus à leur fonction au sein de leurs communautés respectives.






mercredi 21 décembre 2011

Disons... un petit retour en images sur l'année 2011.

Cette année 2011 a été comme chaque année riche en activités, en expériences, en émotions et en apprentissages. Et les élèves qui ont bien travaillé passent en classe supérieur l'année prochaine et les maîtres et professeurs font leurs bilans. En général, ces derniers sont satisfaits de leur année et si c'est le contraire alors il y a lieu de faire une sérieuse remise en cause où il faut se poser les bonnes questions.

Chacun ayant déjà fait son bilan, nous allons revoir des images peut-être oubliées mais qui ont fait partie de notre quotidien ou de notre vie à un moment donné.
Je ne parlerai que des activités ou évènements qui n'ont pas encore fait l'objet d'une page dans ce blog ou du blog "Club voyage".
Regardez plutôt!

1- Le pot de départ de Gisèle, notre secrétaire, le vendredi 11 mars 2011 au Malabou.
C'était il n'y a pas longtemps et pourtant...!  Gisèle est allé rejoindre son poste au collège de Baganda.
Merci pour ton sourire et ta bonne humeur et surtout merci de nous avoir supporté durant ton séjour au collège de Poum. On t'oublie pas Gisèle!

2- Une formation sur le socle commun, lors d'une journée banalisée au mois de juillet 2011.
Les professeurs redeviennent des élèves.

Regarde-les, ils sont très concentrés.
Pour beaucoup une journée ne suffit pas et ils en veulent d'autres pour être au top.
Bravo les professeurs! Y en a pour vous!

3- Le repérage pour le Cross du District . Mr Laurent et Melle Claudia, enseignant l'EPS et l'Anglais en 4°AS, ont emmené une partie des élèves de cette classe faire des repérages et tracer le circuit pour le Cross du District dans l'extrême nord, autour du gîte de Poingam.
Cette course a rassemblé les meilleurs élèves des collèges de Poum, Koumac, Baganda, Ouégoa et Pouébo.

Les résultats sont visibles sur le site du collège de Poum dont voici le lien: www.aseepoum.org
N'étant pas présent à cette compétition sportive, je n'ai malheureusement pas d'images à vous proposer.

4- L'anglais en CM2 de l'école primaire de Poum.
Au troisième trimestre de cette année, j'ai enseigné l'anglais aussi en CM2. Nouvelle expérience avec des élèves du primaire et j'ai, bien sûr, aimé.
Ces élèves auront déjà de bonnes notions d'anglais lorsqu'ils seront en 6ème l'an prochain.

5- Fête par les élèves du primaire pour le départ à la retraite de Gee Victoria.
Gee Victoria à gauche de Mme la Maire de Poum.
Figure emblématique de l'école primaire de Poum depuis longtemps, cette dame, par ailleurs épouse du petit-chef de Tiic, a vu passer plusieurs générations d'élèves. Bonne retraite!


6 - L'incendie de Malabou qui a ravagé la végétation de cette partie de la commune de Poum. L'incendie qui a débuté le 30 novembre a brûlé plusieurs jours avant d'être éteint. La pluie tant espérée n'est arrivée que plus tard... trop tard!

Cet incendie a fait intervenir les pompiers de Koumac et un hélicoptère.

C'est triste de voir partir en fumée plusieurs hectares de brousse et de savanne à cause de l'inconscience d'une personne qui a brûlé des feuilles sèches et a laissé sans surveillance alors qu'il ya avait un vent d'est qui soufflait en fortes rafales.

Ce même jour, il y avait deux autres incendies à Poum, l'un du côté de la Plaine Ciret et l'autre sur la route de Tiabet. D'origine criminelle sans aucun doute ces feux de brousse ont fait de gros dégâts aussi.
La nature calédonienne a plus que jamais besoin d'être préservée et sauvegardée pour que les générations futures puissent aussi en bénéficier comme nous!

7- Repas de fin d'année à la cantine avec les enseignants et les parents d'élèves. Ce repas a eu lieu le jeudi 1er décembre.
Le personnel lors des gestes d'accueil et de remerciement.

Les parents et le personnel dinent sous l'abri devant l'internat.

Les élèves internes et les demi dinent dans leur cantine.


Après les gestes d'accueil et de remerciement, l'internat a procédé à la remise des récompenses des meilleurs internes, garçons et filles. La récompense pour 20 élèves consistait en un séjour d'une semaine à l'Ile des Pins du 11 au 17 décembre 2011.

8 - Fête de fin d'année des écoles primaires de Poum et Tiabet. Cela s'est passé le vendredi 2 décembre à la tribu de Tiabet.


Toutes les classes des deux établissements on présenté un spectacle de qualité. Les costumes etaient bien choisis et les performances des élèves ont été très applaudies.
Un grand bravo aux maîtres, maîtresses et aux parents pour leur travail! Du beau boulot!

Ce même vendredi, le collège a organisé vers 9h30 la cérémonie de rémise des prix aux meilleurs élèves. Je n'y ai pas assisté car j'ai dû partir avant pour me rendre à Tiabet.

Ce repas a eu lieu le vendredi 9 décembre au Malabou Beach Resort. On y fêtait bien sûr la fin de l'année 2011 mais également le départ de Melle Léa qui est nommée au collège de Pouébo l'an prochain.



C'est avec beaucoup d'émotion que Mme Vanessa a fait un discours d'aurevoir au nom de l'équipe.
Regarde cette vidéo plutôt! (La scène est filmée par Melle Claudia.)
Merci Léa pour ton sourire, ton rire, ta "pêche" et tes blagues qui nous faisaient rire et avancer surtout quand ça n'allait pas! Holé!

Ce tour d'horizon étant terminé, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter:

BONNES VACANCES!

vendredi 7 octobre 2011

Disons...Foire de Koumac.

La 20ème Foire de Koumac et du Nord s'est déroulée sous un soleil radieux et a attiré un public très nombreux venus de la Province Nord mais aussi du Sud.

 Cette année, il y a eu plus de 15 000 visiteurs. Pour le Comité organisateur ce fut  un succès et ils ont droit à toutes nos félicitations!

Tout le monde s'est accordé à dire que c'est un évènement phare pour Koumac et le Nord. Et en me promenant le dimanche d'un bout à l'autre du Champ de Foire, je  peux dire que cela était bien vrai. Tout le monde agricole et artisanal du Nord s'était donné rendez-vous là.





Les calédoniens et les gens de brousse aiment les pick ups et autres grosses cylindrées.
Et, tout l'aire d'entrée était réservé à l'exposition de ces véhicules. Il y avait là de quoi satisfaire tout le monde!



Bien sûr les jeux équestres aussi ont, comme à chaque fois, connu un vif succès auprès du public. En effet, qui dit "le Nord" dit "la Brousse" et les broussards aiment les animaux et plus particulièrement les chevaux.


Cette année, je me suis intéressé plus particulièrement à deux choses: le village commun Maléva et le podium musical central.

1- Le village commun NC2011 Malé'va:

C'est une première cette année sur le Champ de Foire. Le Comité Organisateur a accepté l'installation de ce village et, pour l'association Malé'va, c'est une vitrine importante: être vu et surtout se faire plus connaître du public!

Ce village commun comprend, d'une part, les exposants de l'association Malé'va et, d'autre part, des personnes ou associations

a) ayant et proposant à la vente des produits calédoniens bio,
Stand proposant des produits à base d'Aloe Vera et des dépliants explicatifs.
Stand proposant des produits de Poum: sels et essences de plantes.

Stand proposant des produits bio: huiles essentielles, savons, baumes, etc... (Salut collègue!)



Exposition d'un séchoir solaire et de maquettes de travaux d'élèves de Poum.
 b) ayant des réalisations ou projets usant des énergies douces  ( Je suis venu là particulièrement pour rendre une petite visite à mon collègue Fred qui exposait un séchoir solaire de sa fabrication et des maquettes faites avec ses élèves du collège de Poum. Il a eu beaucoup de visiteurs intéressés par le séchoir solaire. Ce qui montre un certain intérêt pour les énergies douces! C'est choc, non?)
c) et ayant des produits artisanaux plus traditionnels du Nord.
 Tout en exposant ici, les mamans ont aussi montré leur savoir-faire en tressant sur place des chapeaux et des paniers en feuilles de cocotier mais aussi en pandanus. Plus loin des mamans de Hienghène présentaient et tressaient des paniers en fibres de joncs.

Ici trois mamans de Poum .
 L'association Malé'va prône l'utilisation des energies douces et de l'agriculture bio pour un développement durable en Nouvelle Calédonie. Ce développement durable est à encourager, d'une part, mais également à mettre en pratique dans notre vie de tous les jours.

Je souhaite que, l'an prochain, ce Village Commun soit mieux situé et prenne une place plus importante dans la Foire et que le développement durable soit plus présent dans l' esprit des calédoniens pour devenir assez vite le quotidien des citoyens du monde que nous sommes.

Des citoyens conscients que cette Terre est Unique et que nous devons la préserver pour le bien-être de nos enfants et petits-enfants.

2- Le podium musical central:

   Le dimanche lorsque je suis arrivé, un groupe de Ouaïaguette se préparait. J'ai aimé leur prestation car ils jouaient des reggaes et des kanekas simples et entraînants qui allaient bien dans l'ambiance de  la Foire.
Après eux, ce fut George, accompagné pour la circonstance par un guitariste d'une troupe tahitienne. Georges est mon partenaire de Wantok du Nord. Mais comme nous n'avons pas eu de répétition ensemble depuis longtemps. Il a décidé quand même de se produire seul. Il le fait souvent pour animer des soirées et autres.
Pour voir un petit aperçu, clique ici.

Après vint une troupe de danses tahitiennes: Te Ana Vai. Les danses tahitiennes ont toujours attiré du monde. Et là il y avait du monde, oui beaucoup de personnes, grands et petits, qui s'étaient rapidement approchées du podium. Les vahiné dansant le tamouré ou se déhanchant sur un podium, cela vaut le détour!

Après la prestation de la troupe, il devait être 14h30, je suis sorti, la Foire fermant ses portes à 15 heures. En passant devant le stand de mes amis du Marché de Koumac j' ai pris des oranges bien juteuses.
La Foire a fermé ses portes! A l'année prochaine!